Mon alimentation, c’est fait maison !

1 Fév, 2021

A la question « Et toi, tu cuisines ? », il n’est plus rare maintenant, depuis le début des années 2000, peut-être même un peu avant, d’entendre comme réponse : « je n’ai pas le temps », « c’est compliqué », « je rentre tard », « je ne sais pas cuisiner » ou encore « avec les enfants, faut faire rapide et simple »… Les produits préparés et autres plats industriels ont maintenant la part belle dans nos placards. Si on peut tout à fait le comprendre, tant leurs avantages sont grands dans une société où la simplicité, la praticité, la facilité guident nos actions, on ne peut toutefois nier qu’ils ne peuvent remplacer totalement le « fait maison ».

Le « fait maison » ?

Entendons-nous d’abord sur le terme de « fait maison ». Il s’agit ici pour nous de repas préparés avec les produits le plus brut possible, tout simplement. Un exemple concret : les carottes râpées. Du fait maison = des carottes + une râpe + un peu d’huile/vinaigre/moutarde/sel/poivre. Et voilà ! Pas de conservateur, de sucre, d’acidifiant, d’exhausteur de goût…Ces éléments ont tous une justification et une utilité dans le monde industriel, ne serait-ce que pour des questions de conservation, ou plus insidieusement pour satisfaire vos papilles et vous habituer à revenir en acheter. L’idée n’est pas de dénigrer ce type de produit, mais plutôt de mettre en lumière les nombreux avantages de leur alternative préparée sur le coin de votre table.

La santé et le goût d’abord !

Le premier avantage, et pas des moindres, est celui de la prise en main de votre santé. Si vous préparez vous-même vos repas avec des produits choisis, vous avez la main sur les ingrédients que vous allez offrir à votre organisme, pour son fonctionnement et son entretien. Une bonne hygiène de vie commence par une alimentation variée et équilibrée ! 

Les plats industriels, eux, utilisent des techniques de transformation, voire d’ultra-transformation (cracking…) qui vont totalement dénaturer le produit d’origine, et sa structure chimique. Ils vont également, par nécessité, intégrer dans leurs recettes des composés (additifs), rarement « naturels », dans le but de modifier ses propriétés de conservation, sa couleur ou son goût. Pour s’en convaincre, il suffit d’analyser les étiquettes et leur longue liste d’ingrédients…

La grande majorité de ces plats contiennent également trop de sucre, de sel, de mauvaises matières grasses… Ils favorisent ainsi l’apparition de certaines pathologies telles que le diabète, l’hypertension, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité…

En cuisinant par vous-mêmes, vous maîtrisez la liste des ingrédients, vous retrouvez le goût des produits d’origine, vous réhabituez vos papilles aux saveurs réelles et vous offrez à votre organisme un instant santé largement appréciable !

Plaisir de bien faire, joie de cuisiner

Prendre la main sur vos repas, c’est aussi pouvoir construire vous-même vos menus de la semaine, ou du mois, selon vos propres goûts, en respectant les principes de l’équilibre alimentaire,  la présence de toutes les composantes (crudités, protéines de qualité, féculents, légumes cuits, produit laitier) et leur quantité, adaptée à vos besoins spécifiques.

Et pour y arriver, pas besoin de faire de la grande cuisine ! Des carottes râpées avec un peu de vinaigrette, du riz (sauvage) avec un dos de cabillaud (en papillote), des haricots verts rapidement revenus dans une noisette de beurre et de l’ail, un morceau de fromage et un fruit…et voilà, un petit repas équilibré, rapide, simple à préparer, et plutôt économique. Ajoutez-à cela les aromates, épices et condiments qui trainent au fond du placard, et vous multipliez ainsi les combinaisons possibles. Du riz à l’ail ? Du riz au curry ? Du riz au piment ? Du riz au paprika ? Peut-importe l’épice, pourvu qu’on ait du goût ! En plus de ça, ils sont bourrés d’antioxydants…Bonus santé assuré !

De plus, nous bénéficions aujourd’hui dans nos cuisines d’ustensiles, d’outils qui nous facilitent la vie pour préparer de bons petits plats, mais également pour varier les cuissons, et donc découvrir tous les jours de nouvelles saveurs. Que ce soit à l’aide d’un cuiseur vapeur, d’une plaque de grill ou d’un robot tout-en-un, votre escalope de poulet sera revisitée au grès de votre imagination…

Et mon porte-monnaie alors ?

Les produits industriels ont un coût non négligeable, et c’est un fait, cuisiner maison vous fera faire de substantielles économies ! Il est démontré que si, pour réaliser vos petites recettes maison, vous achetez des produits basiques, en quantité familiale, vous pouvez réaliser jusqu’à 40% d’économie par rapport à la version industrielle. 

Et ça, c’est uniquement si l’on regarde sa propre poche. Si l’on s’élève un peu, on verra que l’impact écologique, pour peu qu’on essaie également de consommer des produits locaux et de saison, sera également bénéfique. Moins d’emballage, moins de transport…tout le monde y gagne !

En profitant également des restes des préparations maison, souvent appréciés le lendemain, vous ferez également de réelles économies.

Il va de soi que de miser à 100% sur le fait-maison peut paraître utopique pour certaines personnes, compliqué pour certaines familles, et c’est tout à fait compréhensible. Cuisiner « fait maison » peut demander un peu de temps, ne serait-ce que pour l’organisation en amont, l’imagination des menus, les courses, la réalisation des recettes… Les plats industriels peuvent alors servir à soulager dans l’organisation, ou dans la réflexion, et il ne faut alors pas culpabiliser d’en ouvrir un de temps en temps. Mais que ce soit l’argument du goût ou de la santé, du plaisir ou du financier, renouer avec le  « fait maison » a pour avantage de permettre de savoir d’où viennent nos aliments et de maitriser le contenu de notre assiette. Nos grand-mères le faisait il n’y a encore pas si longtemps que ça, alors à une époque ou l’on aime le DIY (fait le toi-même), que ce soit pour la couture, le bricolage ou autres travaux manuels, il pourrait être, à la lumière des nombreux avantages évoqués plus haut, très intéressant de renouer avec les odeurs, les goûts, les textures d’antan.

Auteur :

Alban Burgos

Alban Burgos

Diététicien

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